samedi, 10 mars 2007

Chapitre 77

Chapitre soixante-dix-septième
From Kalka to Manali


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Jeudi 6 Juillet, sept heures du matin. Me voila réveillé, sans doute à cause de la panne d’électricité. Les deux ventilateurs sont en effet à l’arrêt. Mes potes cafards ont disparu… Enfin pas tout à fait. Matinaux et coquets, ils ont migré vers la salle de bain pour leur toilette quotidienne. Des cafards qui se pomponnent, ça c’est le pompon !

Après une douche revigorante et un meurtre collectif (les cafards qui courent entre les orteils dès les premières lueurs du jour, quelle (dés)agréable sensation !), je refais mon sac à dos et prends la direction de la station de bus, à deux kilomètres.
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Je m’installe ensuite dans un bus vide, en partance pour Charles-De-Gaulle, euh, Chandighar, qui démarre quasi instantanément. Plus vite parti, plus vite arrivé dit-on. Bien qu’ici, je doute de la validité de ce vieil adage…
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Après une dizaine de mètres, le bus s’arrête déjà, et c’est la guerre : Le bus vient de se remplir en dix secondes, et certains se plaignent de ne pas avoir de sièges. C’est pourtant tout con, il suffisait de faire dix mètres de plus pour prendre le bus sur le quai là où je l’ai pris… Je suis assis, presque confortablement (j’ai bien dit presque !), récompense bien méritée pour ne pas avoir opté pour l’option de facilité, à savoir attendre le bus en bas du ridicule raidillon de quelques mètres. Enfin moi j’dis ça, j’dis rien…

Une demie heure plus tard, je suis arrivé, mais je dois reprendre un autre bus pour changer de gare. Ici, les rickshaws sont bleus, cocorico, la France est en finale.

Enfin arrivé au secteur 43 -nom ô combien évocateur pour se retrouver dans la ville, découpée de façon arbitraire, similaire aux Etats-Unis- J’ai le temps de prendre un rapide petit déjeuner, avant de monter dans le bus pour treize heures de trajet environ, direction Manali.

Comme mon sac ne rentre pas dans les porte-bagages, le chauffeur, très « sympasikh » au demeurant, me propose de le poser à côté de lui. Ainsi, si je venais à m’assoupir (et Ganesh sait pertinemment que c’est mon vœu le plus cher par ce beau matin de juillet), le risque de voir (ou justement de ne pas voir) mon sac disparaître se verrai nettement diminué.

Le contrôleur me demandera par trois fois ma destination, semblant très étonné que je me rende à Manali. Dans un bus pour Manali, ça ne doit en effet pas arriver tous les jours... Ahhh, les Indiens et la logique… J’en ferai bien un roman !

Au bout d’une heure dans les plaines, nous attaquons les lacets, à la barbare. Je suis à l’arrière d’un bus type cuillère catapulte
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(Merci Matthieu pour l'illustration, l'original ici) et du coup, dans les virages, je me trouve le cul au dessus du vide, rien de moins !

Il faut dire que c’est moi qui ai choisi ! Je veux repousser quelques unes de mes limites au niveau du vertige, et ça ne sera de toute façon qu’un petit avant goût de ce qui m’attendra en Manali et Leh, la seconde route la plus haute du monde !
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A la gare routière de Chandighar, j’ai hésité à prendre un bus « Deluxe », un peu plus tard, pour un peu de confort supplémentaire. J’ai bien fait de ne pas l’attendre… d’une part, c’est bien plus fun car ça secoue plus (rien à voir avec les toss’ des fêtes foraines et les cinémas dynamiques du Futuroscope… ), et d’autre part, le chauffeur est à mon goût bien assez téméraire ; dans un bus en meilleur état, il risquerait de se prendre pour Shiva !

En France, le code de la route donne la priorité à la montée. Ici, vous vous en doutez, ce n’est pas tout à fait le cas : C’est priorité à celui qui aura les « corones » de ne pas freiner le premier.


Après moins d’une heure dans les lacets, mon voisin rend son chaï aux montagnes, et son petit déjeuner par la même occasion ! On en a encore pour onze heures de trajet environ, bon courage. Son choix de se placer à l’arrière n’était pas très judicieux, mais vue la piètre résistance qu’opposent les Indiens au mal des transports, si ce n’était pas lui, un autre aurait arrosé le bas côté à sa place.

Un peu plus loin, un accident, grave, très grave. Un pare-brise rouge et orné de deux énormes éclats… Je vous épargnerai les détails. Si j’avais dû vomir, c’était là. Parlons plutôt du paysage, très alpin,
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à quelques petites exceptions près. La multitude de camions Tata, les cinq millimètres de poussière sur le ruban d’asphalte, -que dis-je ? Sur la dentelle d’asphalte- défoncée, l’absence de garde-fous, la qualité du bus, ses occupants l’omniprésence d’hideuses pubs pour une multinationale vendant de l’Amérique pressée (un liquide marron et très/trop sucré, allons allons, cherche un peu !) et de son homologue et concurrente qui donne du peps, les premiers gompas (monastères) bouddhistes
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me rappellent que je suis bien en Inde.
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A part ça, c’est un paysage qui ne m’est pas inconnu, excepté les plants de cannabis, poussant sur le bas-côté comme les chardons et les myrtilles dans les Alpes. Enfin, je commence également à m’y habituer !
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Un coup d’œil à ma montre, vraiment, les voyages de treize heures, ça va bien pendant… Huit heures ! J’ai mal partout, je suis crevé mais dans l’impossibilité de m’assoupir, et la nuit va bientôt tomber, je ne pourrai donc plus me régaler du paysage. Une seule solution, la médiation !

Ma situation est la suivante : Assis sur une banquette défoncée au fond du bus cuillère catapulte (cf plus haut), les tongs dans le vide, car devant moi se trouve les quelques marches donnant sur la porte arrière, ouverte. Devant moi, une barre à laquelle j’ai en permanence au moins une main de cramponnée, souvent les deux, et à ma gauche, une fenêtre faîte de barreaux. Trou à droite, je me retrouve allongé au milieu des cinq places arrière, manquant du même coup de me déboîter l’épaule gauche en tentant de rester accroché à la barre, et trou à gauche, ma tête et mon épaule gauche viennent violemment percuter les barreaux de la fenêtre. J’ai mal partout, je vais avoir des bleus et des bosses. Pour le prochain trajet, je m’installe à droite, histoire d’équilibrer les dégâts ! Et je ne sais que faire maintenant que le nuit est tombée !

Sans rire, je me suis vraiment fait ch... en attendant l’arrivée à Manali, vers 21 heure. A peine sorti du bus, les rabatteurs. Bien moins coriaces qu’à Delhi, ils ne me suivront pas longtemps. L’hôtel que j’avais repéré est complet, et je me laisse embarquer chez le voisin, proposant le même standing, au même prix.

Après une douche salvatrice
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(vive la couleur de l’eau après 14 heures dans la poussière), je m’en vais manger un petit quelque chose. Dur moment de solitude devant mon plat, mais je l’ai choisi. Après ce morose tête à tête avec une chaise vide, je m’en retourne à ma chambre, non sans passer acheter une petite bière, n’égalant malheureusement pas la Kingfisher ni la Knock Out.

Je m’endors vers trois heure du matin, après l’open de golf à la télé, que je regardais pourtant pour me retrouver au plus vite dans les bras de Morphée. Demain, j’essaie Fashion TV, une chaîne qui ne passe que des défilés de mode. Là, ça marchera à coup sûr !!! Bonne nuit !

mardi, 27 février 2007

Chapitre 76

Chapitre soixante-seizième
Kalka parle-t-il anglais dans ce bled ?

(Pour Kalka, prononcer quelqu’un, mais avec une patate chaude dans la bouche, comme dans une masala dosa mangée en hâte…)

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… Effectivement, c’est le cas (cf. fin du chap. 75)…
Il fait jour, il commence à faire chaud, et nous sommes arrêtés à Chandigarh, capitale du Punjab. Nous y resterons une bonne heure, avant que le train ne reparte vers son terminus, Kalka. Les premières montagnes commencent à se dessiner,
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et la végétation se fait moins exotique, enfin juste un peu moins (!). Différente du sud en tout cas, puisque ici on peut voir des plants de cannabis à foison… Tels des cocotiers dans le Kerala !

J’ai vraiment hâte de voir la tête des gens ici, car je m’attendais à un changement entre l’Inde du sud et Delhi, mais il n’en fut rien. Je ne m’attendais certes pas à voir des blonds aux yeux bleus comme dans les pays nordiques, mais des yeux un peu plus bridés et des peaux tirant un peu plus vers le « jaune » (enfin pas des citrons non plus !!), bref, des asiatiques. La frontière chinoise n’est plus très loin, le changement de faciès est certainement progressif.

Nous arrivons enfin en gare de Kalka, où les Indiens sont toujours blacks et moustachus…
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(Oups, j’écris à la première personne du pluriel depuis un moment, et je viens de m’en apercevoir ! Je ne fais en aucun cas de « napoléonisme », c’est juste que je parle du train et de ses passagers, dont je fais partie, et que je vous englobe également dans mon aventure, vous qui lisez ou survolez mes péripéties). Avant toute chose, trouver un hôtel pour poser mon sac et… Me laver ! Le premier visité ne sera pas le bon, proposant des chambres de la simple à la double deluxe mais n’ayant que ces dernières de disponibles.

Au bout du quatrième, un peu épuisé par ma recherche peu fructueuse, je finis par céder. C’est un peu plus cher que ce que je comptais mettre, mais c’est également bien plus confortable.
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(En fait, c'est une photo de la tapisserie... Je t'ai bien eu hein ?!)
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Comme en plus il y a la télé, je vais pouvoir regarder le bleus cette nuit, en espérant que…
En zappant, je tombe sur un résumé du match de la veille, puis sur un reportage sur la ville natale de Barthez, où l’on entend son premier entraîneur lui faire des éloges. Il est vieux et n’articule pas, mais heureusement, c’est sous titré… En hindi ! Sur la chaîne Z Punjabi (Z comme série Z), je tombe avec grand plaisir sur « The end », de Jim Mo’ ; c’est le début d’Apocalypse Now en version longue et en VO. Ça, c’est cool, je vais pouvoir me reposer un peu tout en regardant un bon film, avec un grand verre de masala chaï,
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avant de partir en quête d’un billet de bus pour Manali. Par contre, pas moyen de capter ESPN (Yespienne), j’espère que le match sera retransmis sur une des 40 autres chaînes disponibles…

Ici, impossible de se faire comprendre en Anglais, mais apparemment, il n’y a pas de station de bus à Kalka. J’ai du mal à y croire, mais qui sait ? Sceptique (le Breton est parfois borné !), je prends la route qui monte dans la ville, car en bas, là où je loge, il n’y en a pas. Arrivé à la frontière de l’Himachal Pradesh,
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je dois me résigner à faire demi tour, la gare routière, s’il s’avère qu’elle existe vraiment -comme j’en suis intimement convaincu, foi de Breton !- elle n’est pas dans cette direction. Je pars donc explorer la ville dans un autre sens.

C’est la route principale de la ville, remplie des très nombreux camions qui relient Chandigarh à Shimla. Poussière, klaxons et pollution sont bien entendu au rendez-vous, comme d’habitude !

Je n’ai pas faim, mais comme je m’ennuie un peu dans mes vaines recherches et qu’il est déjà plus de 13 h, je décide d’aller manger un morceau. Nous sommes trois dans l’immense salle, mais pas pour longtemps… En attendant mon chicken Byriany, tout en sirotant une infâme limonade (si si, vraiment imbuvable, j’ai d’ailleurs pris un coca et un cachet pour anticiper d’éventuels tracas intestinaux déjà décris dans un paragraphe antérieur…), j’ai tout le loisir d’assister à une scène de ménage entre deux ados. La belle indienne ne tarde pas à quitter la table, laissant seul son tout nouveau «ex-boyfriend-tout-droit-tiré-d’un-film-de-Bollywood-tellement-qu’il-est-fashion». Seul, pas vraiment. En effet, pas de bol, il reste la bill (NDJLI : l’addition) ! Il ne tarde pas à payer son dû pour quitter prestement le restau et tenter de reconquérir sa dulcinée. Chandra Bakshi réussira-t-il à convaincre la sublime Aishwarya Rai de lui pardonner ? Vous ne le saurez même pas en suivant le prochain épisode des « Feux de l’Hindou », car cette histoire va traîner sur les dix-huit prochains épisodes…

Trêve de bavardage, je commence à caler sur mon poulet avant même la moitié de mon plat. Je quitte donc le restau, l’esprit quelque peu traversé par des interrogations sur mon état de santé. C’est vrai que vu ma tête, y’a pas photo, je ne tiens pas une forme olympique !
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Rahhhh, une bonne tête de veau ravigote, et du fromage du marché ! Tu rigoles cher lecteur (pas Hannibal, j’ai dit une tête de veau, pas du foie de victime), mais moi, d’abord, je suis en Inde et en vacances, Na !

A défaut d’une station de bus, je vais retourner à la gare prendre un billet pour Shimla, ne trouvant rien pour Manali. Départ : Quatre heure du mat’ ! Une belle nuit en perspective. Tu parles de vacances, je suis encore plus crevé qu’au lab’…
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Je parviens enfin à trouver un anglophone, en la personne d’un chauffeur de rickshaw. Il y a bien une gare de bus, mais à deux kilomètres en aval de la ville. Je décide de m’y rendre à pieds, pour faire un peu d’exercice. Une fois arrivé, je me mets en quête du quai pour Manali, en vain. Et pour cause : Après m’être fait balader quatre fois de bureau en bureau (dans une gare qui n’en compte que deux, c’est tout de même un comble) un employé antipathique m’explique qu’il n’y en a pas, et me rédige une petite note : « U go 2 CDG. In CDG, many buses 2 Manali »

CDG ? Si c’est Charles-De-Gaulle, c’est un peu loin… Si c’est Chandigarh, c’est dommage, j’aurai pu m’y arrêter ce matin, j’aurai gagné du temps, d’autant plus qu’il n’y a absolument rien d’intéressant dans cette ville. Même si c’était le cas, cette ville n’existe pas dans mon guide, et les habitants ne parlent pas anglais ; Difficile de trouver des lieux insolites et intéressants dans ces conditions. Il ne me reste plus qu’à retourner à la gare me faire rembourser de mon billet de train, par un caissier sikh hilare de me voir revenir sur ma décision au bout de cinq minutes à peine. Il y a de quoi !

En rentrant piquer un somme à l’hôtel (La nuit dernière, j’ai somnolé à peine 4 heures façon trappeur sur ma couchette), je cherche un point internet pour donner de mes nouvelles. Rien, tant pis, ça attendra !

A mon réveil, vers 21h, je prends à nouveau une bonne douche avant d’aller manger. Toutes les échoppes de ma rue ou presque sont ouvertes, la température est redevenue supportable, et je m’installe en terrasse d’un restau, pour caler une nouvelle fois devant mon plat, cette fois-ci à saveur chinoise, des noodles. En parlant de Chine, je fais vite le rapprochement avec les yeux bridés, et finalement, il y en a bien plus que dans le sud. Le top du top, ce sont les sikhs typés asiatique, imberbes… Je suis pour ma part mort de rire, ça change des grosses barbes qui ornent habituellement leurs visages !

Après avoir dégusté le meilleur milk-shake à la mangue de ces trois derniers mois, je retourne dans ma chambre, attendre patiemment minuit et demi en regardant des cartoons en hindi tout en rédigeant ces lignes.

A chaque coupure de courant, donc de fan, je perds un grand verre de flotte, il fait quand même très chaud. Je pourrai cependant regarder la première mi-temps sans encombres. En revanche, pour la seconde période, c’est la black ou le plus complet. Heureusement, la fée électricité me permettra de savourer les 10 dernières minutes, en compagnie de mes amis cafards et araignées, qui se sont invités sur mon lit pendant la panne.

Je fini par m’endormir, épuisé de chasser ces charmantes bestioles toute les cinq minutes.
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Enjoy !

mercredi, 31 janvier 2007

Chapitre 75

Chapitre soixante-quinzième
Delhi ? Delicious ! (Pas tant que ça, mais ça allait bien !)

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Je vais essayer de visiter sans trop me fatiguer, et de trouver un rickshaw pour l’après-midi, histoire de visiter sans effort… A peine sorti de mon hôtel, un « sikhshaw » (comprendre un rickshaw conduit par un sikh) me propose ses services pour visiter la ville, j’accepte, d’autant plus qu’il me propose de lui donner ce que je désire à la fin, en fonction de mon « enjoy rate ». Premier endroit à visiter, une échoppe pour prendre un copieux petit déj’.

Avant mon d épart, il y avait un grand débat au lab’ : les nordistes savent-ils ou non préparer les dosas ? Je vais vite le savoir car c’est ce qui remplira bientôt mon ventre. Première certitude, elles sont plus chères… Bien plus grandes aussi, ça compense !
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la quantité est même gargantuesque… « C’est un mot que j’adore gargantuesque, on a rarement l’occasion de le placer dans une conversation » (Elle, Kill Bill 2, merci Quentin pour tout ce bonheur). Pour ce qui est du goût, pas de différence, si ce n’est que ce matin (Midi… j’ai bien dormi) elle est bien cuite !

S’en suit une folle virée dans les rues de la capitale, où je passerai par un immense temple hindou.
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Là, je verrai mon premier charmeur de serpents… ça fout les… Tu as très bien compris, toi qui lis ces lignes ! Pas de photo, il voulait me faire payer, après m’avoir demandé de prendre la photo. Un certain rital dirait « oui mais vous tirez la couverture un peu trop loin… » Ensuite, mon boss me fera découvrir les bâtiments gouvernementaux, dont celui de mon ministère préféré, l’Indian Railway !
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A l’heure qu’il est (00h04) à l’heure de ces lignes, je les maudit… mais attention, gentiment, car finalement, this is India ! Explications à la fin du chapitre.
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Les anciens bureaux du gouvernement, sont désormais occupés par le ministère des finances et celui des affaires étrangères. A une extrémité de la large allée, la « maison » du président, comptant pas moins de 344 pièces.
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En tenant compte de quelques jours de vacances, cela lui fait environ une pièce par jour, c’est respectable, sachant qu’il n’a pas à partager les pièces, sa femme logeant dans un autre palais, distant de quelques centaines de mètres à peine. Quand je pense aux bidonvilles longeant la route, j’ai envie de vomir ! Mais j’ai passé le stade de celui qui voulait changer le monde…

De l’autre côté de cette luxuriante avenue,
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la place de l’étoile. Pas tout à fait, mais honnêtement, l’India Gate a des allures d’arc de triomphe de 42 mètres de haut, sur lequel sont gravés les noms des 90000 indiens décédés lors de la première guerre mondiale (!).
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De temps à autre, mon guide me fait passer par un petit « emporium », magasin pour touristes aux moyens un peu plus conséquents que ceux d’un étudiant (officiellement en stage, mais chhhhuutt…). C’est généralement une excellente occasion pour découvrir un peu plus l’artisanat indien, car honnêtement, ça vaut le coup d’œil. Comme c’est climatisé, pourquoi se priver ? En plus, ça lui fait plaisir, car sa famille aura du coup plein de cadeaux.

Aujourd’hui, il fait moins chaud qu’hier : seulement 40°, à l’ombre sous abri, bien entendu ! Sorti du rickshaw, je me retrouve instantanément en plein cagnard, et je ne sais même pas quelle température il fait. Mieux vaut d’ailleurs l’ignorer je pense !

La visite de la maison d’Indira Gandhi est très intéressante, et ma principale impression, c’est que question déco, elle avait du goût ! Super chouette…
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Si il n’y avait pas son sari tâché de sang sous un aquarium de verre, ça me plairait bien comme maison de vacances, comme d’ailleurs toutes celles de ce quartier riche de New Delhi, abritant tous les membres du gouvernement.

Mon ami sikh ne fait pas le malin quant je lui pose l’inévitable question de la raison de l’assassinat de cette grande femme par des sikhs…
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Il est bien embêté et en a un peu honte. Un peu comme quand on évoque les évènements du 11 septembre 2001 avec les musulmans modernes, ou quand on parle de croisades à un chrétien lambda… Je comprends bien !

Un peu plus loin, la maison, avec piscine, où le Mahatma Gandhi passa ses 144 derniers jours,
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avec un petit monument en lieu et place de son assassinat,
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mais également l’allée qu’il a fréquentée pour la dernière fois, avec des empreintes de pas en béton…
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Il faisait d’ailleurs de plus grands pas que les miens, à en croire l’a distance entre chaque empreinte fictive… Peut-être n’était-il pas écrasé par la chaleur en cette macabre matinée de janvier.
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Voir le pistolet d’où provenaient les balles qui l’ont abattu m’a vraiment fait quelque chose, et je ressors de là un peu perturbé. Comme dit si bien la pub : Chaï, et ça repart !

Après un nouvel emporium, dans lequel le patron a jugé que je n’avais pas le standing nécessaire pour parcourir son magasin, direction le Red Fort, majestueux, dans la vieille ville, Old Delhi.
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Je ne le visiterai pas, mais tant pis, il faut parfois faire des choix dans la vie ! A la place, je visiterai la plus grande mosquée de l’Inde, érigée à la demande de celui qui est aussi à l’origine du Taj Mahal d’Agra.
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Sur les conseils de mon nouvel ami, je réponds par la négative lorsqu’on me demande si j’ai un appareil Photo. 100Rs d’économisées, il n’y a pas de petit profit… De toute manière, ce que mon chauffeur me fait gagner, j’ai décidé de les lui donner en fin de journée, question de reconnaissance.
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La mosquée est grandiose, faîte de marbre blanc et de pierre rouge, mais le chauffage au sol est réglé un peu trop fort à mon goût, une vraie plaque de cuisson, ça me donne une faim de masala dosa… J’ai également une belle vue sur le Red Fort, c’est magnifique !
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La cour de la mosquée est faîte pour accueillir 25 000 personnes, mais à mon humble avis, vue la capacité qu’ont les indiens à enfreindre la règle d’impossibilité d’interpénétration des corps * (à 8 dans un rickshaw, ou à 20 dans un compartiment de train prévu pour 6), on peut aisément en caser un lakh (1.00.000)…
(* La vingt-cinquième heure, merci papa)
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De retour dans le triporteur, nous parlons un peu religion, avec mon « sikhshaw driver », et plus particulièrement sikhisme. Ils représentent un peu moins de 2% de la population de l’Inde, soit environ… 20 millions, rien que ça ! Des chiffres à faire tourner la tête ! Ils sont regroupés en majorité dans le Punjab, j’y serais demain !

Dernière visite de la journée, un temple sikh, vraiment chouette.
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Je dois adopter le style pirate pour y entrer, avec un bandana orange fluo sur la tête, la vraie classe, rien à voir avec Johnny Depp en voyage dans les Caraïbes !
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Mon guide en profitera pour faire ses prières quotidiennes, peut-être pour s’excuser d’avance d’avoir arnaqué un touriste… qui sait ?
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Après un petit tour dans le main bazaar, vraiment bordélique et très agréable,
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il est temps pour moi de repasser à la gare, pour vérifier l’horaire de mon train, et je fais bien, car il partira à 22h30 au lieu de 22h50.

Le temps d’acheter une chaîne, 20Rs au lieu de 170, et il fait déjà nuit. Il me reste à trouver un endroit pour dîner, un distributeur automatique et un rickshaw pour me conduire à la gare d’Old Delhi…

Avant de partir pour Kalka, petite ville non mentionnée sur la carte, je dois avouer que j’ai une folle envie d’une vraie pizza. Et oui, ça fait trois mois aujourd’hui que je suis en Inde, je suis tout seul, mais ça se fête quand même… Un quart d’année, ce n’est pas rien !

Du coup, direction Pizza Hut, où la pizza une personne suffira amplement. Mon estomac est atrophié par trois mois de riz blanc au mess de chez l’ami Tata, et je suis calé par ce qui m’aurait servi d’amuse gueule en soirée magistère !

Après avoir retiré du cash pour trois semaines, je prends un dernier rickshaw pour la gare de Old Delhi. Une fois de plus, impossible de lui faire mettre son meter ; il est, comme celui de chaque triporteur de Delhi, en panne. C’est balo, et pas crédible pour un sou, mais tant pis, j’assume mon statut de touriste, et paye 40Rs pour m’y rendre. Rien à voir cependant avec les 250Rs qu’il me proposait au départ, mais en réalité, j’ai quand même payé deux fois le prix normal.

La gare de Old Delhi est aussi miteuse que le quartier dans lequel elle se trouve, et une fois sur le bord du quai, j’apprends, non sans une pointe d’amertume, que mon train aura quatre heures de retard. Génial, surtout quand on arrive une heure en avance, histoire d’assurer le coup…

Je ne suis pas le plus à plaindre je pense, car un couple d’américains avec un enfant en bas age patiente également. Imaginez une femme donner le sein à son nourrisson dans un pays où certains se retournent dans la rue pour siffler les filles en jean et tee-shirt moulant.

Pour ma part, j’observe le ballet des rats sur la voie, tandis que mes voisins m’observent, me dévisagent, d’un regard bien intrigué et insistant, qui me gêne, je dois l’avouer.

Je décide d’entamer un nouveau livre, après tout, j’ai le temps.
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Dès la première page, je me reconnais, je cite : « ne rougissez pas. Ce que je vous dis ne serait mortifiant que si vous aviez 20 ans de plus. En vérité, vous avez tout à apprendre […] Le guerrier a pris conscience de sa solitude. Il s’est retiré au fond d’une grotte pour y retrouver sa source originelle. Mais en s’enfonçant ainsi au sein de la terre, en accomplissant ce voyage au bout de lui-même, il est devenu un autre homme. »

A ma grande surprise, enfin pas tellement vu le nombre d’annonces vocales ces cinq dernières minutes, alors que je raconte ma journée à mon fidèle cahier, le train arrive enfin, avec « seulement » deux heures de retard. Le temps de trouver mon wagon, d’attacher solidement mon sac à ma couchette, et je m’allonge.
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Nous mettrons une bonne heure à partir, et pendant cette attente, je fonds sur place. Je m’endors en suant, et me réveillerai probablement dans quelques heures, avec la sensation d’être plus sale et puant que jamais…

mardi, 30 janvier 2007

Chapitre 74

Chapitre soixante-quatorzième
My plane to Delhi


Désolé, l'appareil photo était trop bien enfoui dans mon sac...

C’est le grand jour, voila quelque temps que je m’y prépare, je me sens enfin prêt pour l’aventure, la vraie… Quoique les semaines que je viens de vivre n’avaient rien du voyage organisé estampillé « Club Merde » (Désolé pour le manque de tact…) !

Le temps de boucler définitivement mon sac et de passer encombrer un peu plus encore l’armoire de Martin, et je prends la route vers la main gate, rebaptisée depuis peu la « porte avion ».

Le mien décolle dans deux heures trente, je suis pile poil ! Malheureusement, je ne sais pas où est l’aéroport, et mon chauffeur de rickshaw prend un malin plaisir à me balader de petites rues en petites rues. « Shortcut » parait-il. En tout cas, je connais plus court, puisqu’une heure et quart pour tomber en panne à l’entrée de MG Road, après avoir fait un tour complet de meter, c’est bien la première fois ! Record de prix également, puisqu’il me demande 132Rs pour un trajet qui en vaut 50. On est presque au tarif ultime, à savoir le triple meter, qui s’applique uniquement la nuit durant la mousson quand il y a des émeutes dans la ville… J’adore !

Pas de pitié, je lui jette 100Rs (quand même le double du tarif réel !) et m’en vais voir un autre gars. Bon choix cette fois-ci car il me soutiendra lorsque l’espèce d’enfoiré qui m’a fait faire le tour de la ville viendra réclamer les 32Rs que j’estime ne pas lui devoir !

Par contre, le temps passe bien vite, et mon avion décolle dans moins d’une heure, plus exactement dans 40 minutes. Autant dire que coincé dans les bouchons, je me fais déjà à l’idée de devoir remettre mon départ à demain.

Heureusement que mon second pilote prend des vrais raccourcis, ce qui va me permettre d’arriver à temps à l’aéroport. Par contre, je devais passer à un guichet d’enregistrement ou je ne sais quoi, mais comme je suis à la bourre, il est fermé… Du coup, j’ai le droit de sauter des étapes et d’aller directement peser mes bagages sans même passer la vérification au RX... Ouf !

Une grosse heure plus tard, le temps de voir les hôtesses enchaîner les bourdes pendant les turbulences (et vas y que je me casse la bouille dans l’allée alors que tout le monde flippe… Et hop, j’arrive plus à mettre ma ceinture de sécurité… Oups, le chariot, pourquoi il se barre tout seul ? Tu l’as pas bloqué ? Je vais le chercher… Qu’est ce qui se passe ? Ah, oui, que je suis cruche, si on n’enlève pas la ceinture, on reste scotchée au siège !!!) nous faisons escale à Pune, au sud ouest de Mumbai, si je ne m’abuse. 22°C, les champs sont de véritables lacs, il pleut à seaux, « this is monsoon » !

Lorsque nous repartons, j’ai la surprise de voir que geetika est aussi dans l’avion. Elle se rend à Lucknow pour voir son père à l’hôpital. C’est vraiment dingue de la voir ici, sachant qu’à 4h du mat’, elle était toujours à la recherche d’un billet.

14h40, Delhi. Je ne regrette pas d’avoir pris l’avion, car 42h de train, avouez que c’est tout de même un peu plus long ! Vue d’en haut, La ville semble interminable… Il faut dire que 13 millions d’habitants, faut bien les caser quelque part.

Temp2rature extérieure, 48°C, une bouffée de chaleur à la sortie de l’aéroport me brûle le visage… Dur dur. Vite, un rickshaw, direction le Star Paradize recommandé par Johann. Ici, les rickshaws sont jaune et vert. Moi non plus on ne m’aura pas, fierté cocoricotesque oblige. Apparemment ici, tous les compteurs des rickshaws sont en panne pour les blancs… Il paraît qu’un rickshaw prépayé coûte 365Rs, et un chauffeur me propose de me conduire pour seulement 350Rs. Je décide donc sans hésiter… De revenir sur mes pas et de chercher un taxi (bien mieux que le rickshaw) prépayé, pour 130Rs. Le temps de faire 5 mètres, le chauffeur de rickshaw a pourtant baissé son prix à 200Rs, mais a refusé de descendre plus bas, en m’expliquant qu’il trouverai bien un autre blanc à conduire ! Ah la la, cette réputation de portefeuilles à pattes ne nous quittera donc pas ?

Il y a un énorme contraste entre la qualité de la route venant de l’aéroport et la misère des bidonvilles qui la longent. Mais le plus surprenant, c’est qu’ici, les gens conduisent bien (Einstein disait à juste titre que tout est relatif, mais quand même, ça fait plaisir) ne klaxonnent pas à tout va (un peu quand même), et mettent leur clignotant pour doubler (réellement bluffant).

Une fois arrivé dans la rue du Main Bazaar dans le quartier de Paharganj, pas moins de quatre rabatteurs se ruent sur moi. Du coup, le tarif de ma chambre augmente en flèche, et c’est un texto de Johann qui la ramènera au prix initial, laissant les rabatteurs repartir les mains vides. Moi qui aspirait à un peu de tranquillité, je sens que je vais vite être saoûlé, et je vais donc dès ce soir tenter de réserver un billet de train pour Kalka, pour demain ou mercredi.

Pour le moment, une sieste est la bienvenue, mais impossible de m’assoupir, il fait trop chaud. Pas d’inquiétude, la fatigue finira par l’emporter.

A mon réveil, je m’en vais en direction de la gare, toute proche, où je n’ai aucun mal à trouver le bureau de réservation pour les étrangers, à l’étage. Une seconde fois, merci Johann. J’en profite pour faire la connaissance de deux Français, Julien et Ali, fraîchement arrivés dans la fournaise, avant même leurs bagages. Ça, c’est bien dommage, mais il n’y a rien d’autre à faire qu’à attendre… This is India.

Comme je n’affectionne pas plus que ça l’ambiance de la ville (trop de rabatteurs, de rabatteurs et de rabatteurs, le tout par plus de 40°C), je décide de prendre un billet pour demain soir, 22h10. J’ai vraiment hâte de trouver le calme auquel j’aspire, agrémenté d’un climat un peu plus respirable. En parlant de calme, j’ai toujours les oreilles bouchées depuis l’avion, dans lequel j’ai même récupéré un sacré mal de crâne… Pourtant, j’ai bu que de l’eau, promis, c’est pas ça qui m’a rendu KO !

Un petit restau sympa (avec des cheese naan, gniark gniark) avec mes deux compagnons et c’est l’heure du retour à l’hôtel. Je loge dans un quartier mal famé (moi il me plaît) et les rickshaws refusent de m’y conduire. Je poursuivrai à pieds dans ce main bazaar bien animé à neuf heures du soir.

Même avec un fan et un énorme ventilateur, tous deux à plein régime, IL FAIT CHAUD… Surtout quand le courant décide de me faire faux bond et que tout s’arrête. En quelques secondes, la fournaise remplace cette chaleur, déjà difficilement supportable ! Bonne nuit, demain, je tente une rapide visite de la ville, avant de prendre le train !

Mieux vaut tard que jamais...

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Voilà, 30 janvier, 0h46 à ma montre, qui aurait parié lire la fin des aventures de Joe l'Indien qui a si lâchement abandonné son blog après avoir promis la suite avec un récit complet de son "Himalayan Trip" ?

Pas même moi, petit étudiant innocent tranformé en quelques mois en chimiste baroudeur écrivain photographe improvisé, puis infographiste avant de retomber dans ses travers, les études... Sont-elles finies ? Vais-je devoir refaire une année ou vais-je signer pour trois ans ? Qu'importe, ce sont mes souvenirs qui m'importent pour le moment. Et je dois avouer que c'est non sans un pincement au coeur que j'ai souhaité bon voyage à ceux qui repartent cette semaine à l'étranger pour quelques mois !!!

Je sèche mes larmes et je m'y remets, après avoir fini mon verre de Jack pour m'en resservir un autre !
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Mon superbe cahier tour eiffel a vraiment souffert de son voyage dans les montagnes, les vraies, comme j'aime à le rappeler... La preuve !
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